13 septembre 2011 |
Auteur: Jo ^^
Le soleil, voyez-vous, se réveille. La
NASA a récemment averti que l’activité solaire est en hausse, avec un pic
attendu en 2013 qui pourrait générer d’énormes niveaux de radiations qui
circuleraient sur toute la planète. La NOAA ( National Oceanic and Atmospheric Administration) a
même fait une annonce sur un avertissement urgent sur des éruptions solaires à
venir en 2012 et 2013. Ibtimes a écrit, »Avec
le pic d’activité solaire aux environs de 2013, le soleil entre dans une
période particulièrement active et de grosses éruptions comme la toute dernière
seront probablement communes durant les quelques prochaines années…Une éruption
majeure du milieu du 19ème siècle a bloqué le système de télégraphie naissant,
et des scientifiques pensent qu’un autre événement similaire est maintenant en
route. »
L’histoire continue à expliquer :
»Plusieurs études de
gouvernements fédéraux suggèrent que cette activité solaire extrême et ses
émissions peuvent résulter en de complets blackouts
pendant des années dans des régions du pays. De plus, il peut y avoir des
dérangements dans les approvisionnements de courant pendant des années, ou même
des décennies, car les courants géomagnétiques attirés par la tempête
pourraient rendre caduques les transformateurs. »
Pourquoi tout cela ? Pour le
comprendre, vous devez savoir comment fonctionnent les centrales nucléaires.
Ou, dit d’une autre manière, comment une centrale est-elle protégée d’un
événement nucléaire chaque jour sur notre planète ?
Comme nous l’avons appris de Fukushima,
les batteries sur site ne peuvent gérer les pompes que pendant 8 heures. Après,
la centrale est dépendante de générateurs
diesel (ou
quelquefois propane) pour faire fonctionner les pompes qui font circuler le
refroidisseur qui empêche tout le site de ressembler à Tchernobyl. Cela dépend
pourtant, de manière critique, de quelque chose de plutôt curieux : la
distribution de gazole sur le site. Si le gazole n’a pu être distribué, les
générateurs ne peuvent être allumés et le refroidisseur ne circule plus. Quand
on saisit l’importance de cette dépendance à un approvisionnement, on
comprendra aisément qu’une seule éruption solaire puisse déchaîner un
holocauste nucléaire sur la planète.
Quand les générateurs sont en panne et
que les pompes s’arrêtent, les barres de combustible commencent leur fusion à
travers leur contenant, déchargeant des quantités incroyables de radiations
destructrices directement dans l’atmosphère. C’est précisément ce pourquoi les
ingénieurs japonais ont travaillé si dur pour reconnecter le réseau électrique
local à la centrale après la vague du tsunami – ils avaient besoin de ramener
le courant aux groupes électrogènes pour faire fonctionner les pompes qui
diffusent le refroidisseur. Cet effort a échoué, bien sûr, c’est pourquoi Fukushima
est devenu une telle catastrophe et a relâché d’indénombrables becquerels de
radioactivité dans l’environnement (sans fin en vue).
Et pourtant, malgré la destruction que
nous venons de voir à Fukushima, aucune centrale nucléaire américaine n’est prête
à gérer des pannes de courant. Comme le rapporte Ibtimes
:
»Le mois dernier la commission de
régulation nucléaire a dit que les centrales américaines affectées par un blackout devraient être capables de se débrouiller sans
électricité pendant au moins 8 heures et devraient avoir des procédures pour
conserver un refroidissement des réacteurs et des piscines de combustible usagé
pendant 72 heures. Les centrales nucléaires dépendent de batteries en standby et de groupes électrogènes de secours. La plupart
des systèmes de courant en standby continueraient de
fonctionner après une sévère tempête solaire, mais avec un approvisionnement
des systèmes de courant avec du carburant adéquat, si les réseaux principaux de
courant sont hors service pendant des années, il s’ensuivrait un problème
extrêmement critique. Si les piscines de combustible usagé des 104 centrales
nucléaires du pays perdaient leur connection au
réseau électrique, les régulations actuelles ne seraient pas efficaces pour
garantir que ces piscines ne viendraient pas à bouillir – exposant les barres
radioactives revêtues de zirconium et déclenchant des incendies qui
libèreraient des radiations mortelles. »
Maintenant, qu’est-ce que tout ceci a à
voir avec les éruptions solaires ?
Comment la fin de la
civilisation moderne surviendrait probablement
Les communications par satellites
seront coupées aussi. Cela stoppera bien sûr presque toutes la distribution
d’infos de propagande sur la terre, faisant que des milliers de gens mourront
instantanément de peur d’avoir soudain l’obligation de penser par eux-mêmes.
Comme autre bonus, presque tous les téléphones mobiles seront interrompus, ce
qui veut dire que les jeunes ados du monde seront pour la première fois de leur
vie obligés de laisser tomber leurs iPhones et de
correspondre avec de vraies personnes dans le vrai monde.
Mais le vrai gros problème ici est que le
réseau de courant sera détruit presque partout.
Qu’arrive-t-il quand il n’y
a pas d’électricité ?
Mais ce n’est pas encore la mauvaise
nouvelle. Même si toutes les grandes cités du monde prenaient feu pour une
autre raison, l’humanité pourrait toujours se récupérer par les fermes : les
champs, les graines et le potentiel pour récupérer, d’accord ?
Et pourtant la vraie crise ici prend
ses racines dans le fait de réaliser qu’une fois le réseau de courant hors
service, toutes les centrales nucléaires du monde passeraient tout d’un coup en
»mode d’urgence » et seraient obligées de se relier à leur courant
de secours d’urgence sur site pour faire circuler les refroidisseurs et
empêcher des fusions nucléaires de se produire. Pourtant, nous l’avons déjà
établi, ces installations ont couramment juste quelques heures de courant par
batterie utilisables, suivies par peut-être quelques jours valables avec le
carburant diesel pour faire fonctionner leurs générateurs.
Ai-je aussi mentionné que la moitié des
gens qui travaillent dans des centrales n’ont aucune idée de ce qu’ils font en
premier lieu ? La plupart des anciens qui connaissent réellement les
installations intérieures et extérieures ont été obligés de partir en raison de
leur âge vital limite de l’exposition aux radiations au travail, donc la
plupart des ouvriers du nucléaire aujourd’hui sont des »bleus » qui
n’ont aucune idée de ce qu’ils font.
Il y a 440
centrales nucléaires fonctionnant
dans 30 pays du monde à l’heure actuelle. Il existe en plus 250 soi-disant
»réacteurs de recherche », faisant un total de presque 700 réacteurs
nucléaires à gérer.
Imaginez maintenant le scénario :
arrive une éruption solaire massive qui met hors service le réseau de courant
mondial et détruit la majorité des transformateurs de courant, plongeant le
monde dans l’obscurité. Les cités s’effondrent dans des chaos et des émeutes,
la loi martiale est vite décrétée et toutes les nations du monde sont en pleine
urgence. Mais cela ne résout pas le vrai gros problème, qui est quoi faire avec 700
réacteurs nucléaires
qui ne peuvent être alimentés par le réseau et doivent pourtant assurer
simultanément un courant d’urgence constant pour entretenir des générateurs
pour le refroidissement.
Pendant combien de temps le refroidisseur
doit-il circuler dans ces installations pour refroidir le combustible
nucléaire ? Des mois. C’est aussi la leçon de Fukushima : on ne peut
refroidir du combustible nucléaire plus de quelques heures ou jours. Il faut
des mois pour amener les centrales à l’état d’arrêt à froid. Et cela veut dire
que pour éviter une multitude de fusions dans le style de Fukushima sur la
planète, il faut des
wagons entiers de gasoil, de générateurs et
d’ouvriers nucléaires pour chaque centrale de la planète, ponctuels, à
chaque instant, sans pannes, pendant des mois.
Rappelez-vous quand même que ceci doit
se faire au milieu d’une chute dans un chaos total de la civilisation, où il
n’y a pas de courant, où les exécutifs de loi et les services d’urgence
sont totalement débordés, où les gens meurent de faim parce que les
approvisionnements en nourriture ont été interrompus (tous les véhicules
grillés, vous vous souvenez ?), et quand des pillages et de la violence sont à
tous les coins de rue de toutes les grandes villes du monde. Malgré tout, il
faut amener ces caravanes de gasoil aux centrales nucléaires pour conserver la
fonction des pompes.
Sauf qu’il y a un os, même si on
suppose qu’on peut d’une manière ou d’une autre
imaginer une logistique miracle et vraiment distribuer du gasoil aux
générateurs de secours à temps (ce qui semble improbable).
Le problème est le suivant : où
trouver du gasoil ?
Pourquoi les raffineries
seront hors service également
Maintenant supposons que la moitié de
ces dernières soient mises par chance hors de danger et ne soient pas en
fonctionnement quand l’éruption solaire survient, elles ne nécessitent donc
aucune attention particulière. C’est une supposition très optimiste, mais cela
laisse toujours 175
centrales nucléaires prêtes
à la panne.
Soyons outrageusement optimistes et
supposons qu’un tiers de celles-ci n’aillent pas dans une fusion totale par un
miracle divin, ou quelque bizarres distorsions des lois de la physique. Il nous
reste donc encore115 centrales qui
« vont à Tchernobyl ».
Fukushima était une centrale nucléaire.
Imaginez la dévastation de plus de 100 centrales nucléaires, toutes en fusion
en même temps sur la planète. Ce n’est pas la perte d’électricité qui est le
vrai problème ; c’estune vague
mondiale de radioactivité invisible qui
recouvre la planète, s’imprègne dans le sol, irradie tout ce qui respire et
délivre le coup d’arrêt fatal à la civilisation humaine que nous connaissons
aujourd’hui.
Parce que si vous avez 100
fusions nucléaires simultanées mondiales,
la vague de radiations rendra les cultures presque impossibles pendant des
années. Cela veut dire pas de production de nourriture pendant des années à
suivre. Et cela, à son tour, signifie un effondrement presque total de la
population humaine sur notre planète.
Combien de personnes peuvent survivre
une année entière sans nourriture ? Pas une sur cent. En allant même
au-delà, combien de personnes peuvent vivre essentiellement en
souterrain et
être en assez bonne santé par rapport aux radiations pour pouvoir avoir des
enfants viables et repeupler la planète ? C’est une très, très petite
fraction de la population totale.
Ce seront plus probablement
des éruptions solaires qui frapperont les centrales nucléaires que des vagues
géantes ou des séismes
Quelles sont les chances de survenue
réelles ? Un rapport du laboratoire national de Oak
Ridge a dit que »…au-delà du terme de la norme
d’autorisation de 40 ans pour les centrales nucléaires, une
activité d’éruption solaire donne une chance à long terme de 33 % de perte de
courant, un risque qui dépasse de manière significative les séismes majeurs et
les tsunamis. »
Le lien mondial à l’énergie nucléaire, voyez-vous, nous a
condamné à détruire notre propre civilisation. Bien sûr, tout ceci est empêchable si nous démantelions
et arrêtions TOUTES les centrales nucléaires de la planète.
Mais quelles sont les chances que cela arrive ? Zéro, bien sûr. Il y a trop
d’intérêts commerciaux et politiques en jeu.
Donc les centrales subsisteront et nous
serons pour cela très vulnérables à une éruption solaire qui pourrait nous
frapper n’importe quand et déchaîner un holocauste nucléaire. La planète Terre
a déjà été touchée par des éruptions avant, bien sûr, mais toutes les grandes
enregistrées dans l’histoire humaine se sont passées longtemps
avant l’âge de l’électronique moderne,
donc les impacts ont été minimes. Aujourd’hui, la société ne peut fonctionner
sans électronique. Ni les pompes de refroidissement des centrales. Une fois que
vous réalisez cela, vous commencez à comprendre le vrai danger dans lequel
l’humanité s’est placé en se ligotant à l’énergie
nucléaire.
En nous ligotant avec l’énergie
nucléaire, nous risquons tout. Et nous le faisons aveuglément, sans vraie
connaissance des dangers de faire fonctionner plus de 700 installations
nucléaires dans un état constant de »presque fusion » tout en
dépendant follement d’un courant électrique pour garder les barres de
combustible froides. Si Fukushima, rien qu’elle, donne une vague de radiations
mortelles, imaginez un monde avec 100 installations nucléaires qui entrent en
fusion simultanément.
Une répétition de la tempête solaire de 1859 – appelée
l’évènement de Carrington – »dévasterait le
monde moderne », admet un article du National Geographic.
Que pouvez-vous faire à ce sujet ? Construisez vous-même
un bunker souterrain et
préparez-vous à vivre dedans pour une période indéterminée (quelques dizaines
de cm vous protègent de la plupart des radiations). Les bonnes nouvelles sont
que si vous survivez à tout et retournez un jour à la surface pour planter vos
graines non-hybrides et commencez à reconstruire la
société humaine, l’immobilier
sera vraiment, vraiment bon marché.
Spécialement dans les zones irradiées.
Prenez ceci au
sérieux ! Lisez ce que dit la NASA
Merci Hélios pour cette longue traduction!